Créée en 2014 par un collectif de designers, la marque Vêtements est de partout. Adulés des fashionistas et adoptés par les stars, les looks de la griffe inspirent désormais les plus grands. Mais qui se cache derrière ce nom en pleine expansion ?

Demna Gvasalia. Ce jeune homme ne vous dit peut-être rien, et pourtant, ce designer de 36 ans, nommé à la tête de l’emblématique maison Balanciaga en 2015 est l’un des créateurs de la maison Vêtements. Accompagné de six autres amis stylistes dont son frère, le collectif decide de créer en 2014 une marque unique inspirée de la culture streetwear et des fripes.

Au départ, la griffe est seulement lancée pour le « fun », afin d’habiller quelques unes de leurs copines. Très rapidement, elle va pourtant attirer l’oeil des professionnels du métier. Leur troisième défilé en mars 2015, installé dans une boîte gay du Marais, attire tout le gratin de la mode. Kanye West, emballé par ce qu’il voit, aurait même acheté tout un portant pour Kim Kardashian. C’est le début de la gloire.

Cette gloire, pourtant, c’est tout que déteste les créateurs à l’origine du projet. Avec un seul et unique défilé par an, la marque se veut à contre-courant des grandes maisons parisiennes. Aucune publicité, pas de shop en ligne, très peu de présence sur les réseaux sociaux, le collectif qui ne veut pas être pris en photo souhaite « remettre le vêtement au centre de l’action ».

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Avec des prix avoisinant ceux des maisons de luxe, la marque Vêtements allie couture et styles en tout genre. Du t-shirt DHL (voir ci-dessous) en passant par les jeans déstructurés et les escarpins chaussettes aux talons en forme de briquet, aucune limite ne semble stopper leur créativité. Et ça marche.

À grands coups de collaborations en tout genre, les ventes de la marque explosent. Distribués en exclusivité sur quelques sites spécialisés et dans des boutiques ultra-branchées du monde entier, les produits sont sold-out en seulement quelques heures. Ci-dessous à gauche, les cuissardes issues de la collaboration Manolo Blahnik ou encore le survêtements rouge en velours Juicy Couture remis au goût du jour (à droite).

Ce style unique que prône la marque, à mi-chemin entre la bourgeoise du XVIe arrondissement et le rappeur new-yorkais, semble en inspirer plus d’un. Des épaules gigantesques en passant par les manches de pull ultra-longues, la marque peut désormais se targuer d’être un lanceur de tendances, un titre privilégié qui n’a pourtant rien changé de la vision de ses créateurs.

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