Il est des périodes dans la vie, où l’on se doit d’apprécier ce qui nous arrive. Là par exemple, il me drague aux chocolats. Cela peut sembler plutôt old school, mais je vais vous raconter comment il revisite ce classique du flirt.

Tout d’abord, il n’est pas venu avec une boîte de chocolats sortie des promos d’après fêtes. Non plus avec les choco-liqueurs qui séduisent tant les ménagères de l’après-midi. Il est venu avec des boîtes de dragées Reynaud. Belle présentation où les bonbons se bousculent dans chacun de leur compartiment. Leur apparence de facilité pousse au geste conditionné d’une main droite qui plonge pour saisir de deux doigts l’un d’entre eux et, dans le même mouvement, l’approcher de la bouche qui, elle, s’ouvre et attrape. L’amande au cœur se laisse mâcher et le chocolat envahi la bouche pour se diffuser dans le cortex par de tendres et fortes effluves. C’est bon. C’est comme une pointe de gourmandise. La juste touche du péché.

La drague au chocolat, bien que trop facile, trop attendu, reste trendy. Les dragées ont été pensées colorées et variées. Des vrais amuse-bouches. Mes préférés sont au piment (vous pouvez vous en douter), mais aussi ceux à l’huile d’olive et ceux au miel (eh oui !). Il n’y a pas que les cheveux qui aiment la nature provinciale.

La drague prend, touche après touche, comme autant de belles promesses qui restent toujours agréables à entendre. Et une parole en entraînant une autre, un sourire appelant une attention, je me retrouvais allongée sur un lit d’hôtel, jouant à me recouvrir de ces cailloux chocolatés. J’en déposais là où je souhaitais y voir sa main, là où j’attendais y sentir sa bouche. Il venait les chercher et, à son tour, il dégustait.

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