Elles ne vous quittent pas, ces envies de nouveauté,  de surprise, de mystère et d’aventure. Exigeantes, elles ne veulent qu’une chose : être satisfaites à travers un roman policier.  Parce que vos envies sont les nôtres, Ô Magazine a déniché le polar qui vous satisfera : « Tiré à quatre épingles », de Pascal Marmet. 

polar

Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l’air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l’a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l’intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l’entraîne dans un cambriolage. L’appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d’antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s’est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s’enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l’enquête, s’enfonce alors dans l’étrange passé de cette victime, épouse d’un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant.

L’auteur nous entraîne avec dextérité dans l’enquête confiée au Commandant Chanel. Il nous invite à rejoindre l’équipe de ce dernier ou pour les plus téméraires à se substituer au Commandant au caractère bien trempé.

Il a savamment tout orchestré pour qu’on ait envie d’aller jusqu’au bout de l’histoire, de trouver la clé du mystère; avec brio, il nous tient en haleine et nous mène vers des pistes méconnues et inattendues.

Ne tenez pas ce livre entre vos mains si vous désirez vous reposer parce qu’il vous fera cogiter, courir, douter et travailler votre intuition.

Ce livre n’est pas qu’une enquête policière , il porte un regard sur les grandes faiblesses de l’être humain : l’argent et la beauté ; il met en lumière différentes facettes de l’amour à travers les liens que tissent les personnages ; il attise notre curiosité culturelle grâce aux nombreux détours qu’il nous fait faire à la gare de Lyon et au Musée du Quai Branly ; il nous amène à reconsidérer notre perception des forces invisibles.

Vert comme le costume du jeune homme passionné de Peter Pan, rouge comme la femme étendue au pied d’un escalier étroit et abrupt gémissant sur le sol, indigo comme la statue lardée d’épingles rouillées, noir comme la magie vaudou, « Tiré à quatre épingles » est un polar qui vous en fera voir de toutes les couleurs, vous donnera envie de le lire plusieurs fois.

Ô Magazine vous souhaite une bonne lecture.

Pour en savoir plus sur l’auteur voir, ici 

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