Expérience d’un Sharevibe, ou plutôt, débats tactiles et sociophilosophiques sur la place de la femme respectivement à celle de l’homme après la publication d’Histoire de la sexualité de Foucault.

Lorsque je tins pour la première fois dans la main un Sharevibe, j’en devinais les usages, j’en soupçonnais les plaisirs, et j’en imaginais les critiques.

Nous étions dimanche et le brunch était maintenant fermé. Le soleil un peu nuageux confirmait une météo clémente. Toutefois, qu’il pleuve ou pas, nous ne voulions plus sortir. La fin de journée ne se présentait pas très productive. Nous la passions dans les draps.

J’avais affaire à un homme patient et méthodique, un pas pressé, un homme du dimanche. Malgré ses exercices dominicaux, je voulais essayer autre chose, je voulais du nouveau, je voulais du politique, du volontariste : je voulais de l’engagé.

Je l’invitais donc à s’installer autrement pour reprendre le dialogue par un autre bout, tandis que d’une main je plaçais la partie la plus retorse du Sharevibe au centre de la conversation. Après plusieurs secondes, et minutes, je me redressais, certaine de mon argument. Étape après étapes de politesses, j’avançais puis j’entrais dans le Sujet. Je dominais la conversation.

Satisfaite de la tournure de nos échanges, je me pris à me regarder dialoguer : j’étais comme une reine sur son trône, une vainqueuse observant un peuple soumis. Et je jugeais que la vue était belle.

Quant à lui, il ne semblait pas mécontent de prendre la place du disciple : mais pourquoi ? Quel était son plaisir à lui ? Derrière une poker face, il cachait ses signes de soumissions. Je devinais son visage transpirer, son esprit plus tout à fait étonné mais encore un peu dans le tiraillement. Je le constatais pleinement dans la découverte. Il comprit que j’étais sa reine, et il coula comme libéré.

Il y eut un soir, un matin, fin de la semaine.

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