Dernier article sur l’excentricité. L’été arrive à sa fin. Aussi est-il venu le temps de clore cette saga philosophique. Ce serait long et scolaire de faire un récap. Pour les addict de PPT, sachez qu’il n’y en aura pas non plus. En un mot, si vous avez pas tout lu, faillait l’faire.

Avant qu’Hegel n’annonce la mort de l’histoire, les humains vivaient sans conscience de celle-ci, c’est-à-dire sans conscience du déterminisme historique de leurs valeurs. Ils considéraient comme normal d’être comme ceci ou de vivre comme cela, et anormal ou hors nature d’être autrement. Leurs croyances en des microvaleurs quotidiennes étaient si ancrées que chacun devait penser que l’on vivait et s’habillait ainsi depuis toujours. Les plus éveillés à l’évolution devaient quant à eux, au mieux, croire que le temps devait nécessairement amener à ce qu’ils sont.

Depuis la mort de l’histoire, nous avons tous conscience que l’humanité a de nombreuses fois changée sa façon de s’habiller, que ce qui était beau à une époque pouvait devenir laid à une autre, ce qui était respectable à l’une pouvait être ridicule à une autre. Nous avons appris qu’autres temps autres mœurs. Malgré cela il reste des excentriques vestimentaires, c’est-à-dire des personnes dont la tenue ou l’allure est vue comme marginale.

Ainsi, trouver une place à l’excentricité, comme nous l’avons fait ici ou comme le fait l’art, c’est une façon de l’absorber et de l’intégrer dans la société, donc de ne plus en faire de l’excentrique mais seulement du divers.

Par Bénédicte

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