Je suis actuellement la maîtresse d’un homme marié pas avec moi. Il fait beaucoup (et il sait bien y faire) pour me faire oublier les autres. Quels autres ? Depuis plusieurs semaines que je vous parle de lui, cela ne le dérange pas. Il est discret, il est présent quand il me drague, et pour la Saint Valentin il m’offre des valises de fleur.

Quand un homme offre des fleurs, c’est qu’il cherche à promettre qu’il saura nous écouter, qui saura avoir de la sensibilité, qu’il sait déjà reconnaître la beauté, la douceur, le parfum. Mais cette promesse fleurale se fanera : il n’en fera qu’à sa tête, il ne comprendra pas pourquoi nous avons besoin d’un dressing, il bavera devant les autres petits culs sans rien chercher à comprendre devant la Joconde, il n’utilisera pas d’après-shampooing, il sentira l’aérosol bon marché. Mais pas mon Jules.

Mon amant fait plus qu’une promesse avec un bouquet bien garni, il m’invite à partir, à changer de vie, de regard, de feeling : il m’emmène là où je veux. Chaque jour pair des fleurs, à chaque fois une valise, une boîte qui arrive chez moi, au travail ou même qui m’attend à la sortie de ma salle de sport. Je la reçois et je la regarde fermée et posée sur la table ; un clic et je soulève le couvercle pour découvrir un tapis de fleurs souriantes. Je les arrose d’un verre d’eau, et je les place à proximité de la fenêtre. Progressivement mon appartement se remplit d’enivrantes invitations au voyage.

Le plaisir d’ouvrir une valise de fleurs Koclico, de s’entendre dire intérieurement que l’on est arrivé et que l’on s’installe. Cet homme sait bien revisiter ses classiques, m’inviter à changer pour lui et à rester là, comme ça, à penser à lui.

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