Actuellement à la Grande Galerie de l’Évolution (Jardin des Plantes, Paris), gît une très belle expo sur ces pierres extraterrestres qui nous tombent irrégulièrement dessus : Météorites entre Ciel et Terre, jusqu’au 10 juin.

Vous n’y passez plus depuis vos études, lorsque vous y faisiez un crochet en passant voir le pote d’une copine à Jussieu. L’endroit est d’un style Belle Époque et ça vous a toujours rappelé Adèle Blanc-Sec. Le Jardin des Plantes raconte actuellement l’éternelle histoire des météorites.

Traces extraterrestres de l’univers qui continuent de tourner autour de nos vies. Traits de crayon des télescopages entre astéroïdes et les restes de planètes lointaines. Risque n° 1 pour la survie des héros de Star-Trek. Première cause des vœux à la belle étoile filante. Seconde cause des religions despotiques de l’Antiquité. Caillou. Fer à l’état pur transformé en arme, bien avant l’âge du fer, par les architectes des menhirs. Bout de lune que l’on peut caresser. Sens de l’humanitaire transféré en de gros aspirateurs lancés dans l’espace à coups de millions qu’on ne reverra jamais. Muséographie tout juste assez éclairée pour laisser place aux rencontres. Ma silhouette en reflet sur une vitre. Des visions d’artistes colorées et salutaires, répondant à une réalité extraterrestre qui ne parle qu’aux scientifiques.

Nous voilà donc partit à lire les cartels. Pour rien. Mieux vaut se promener, se laisser s’amuser. Repérer des titres et lire que lorsque ça nous chante, au hasard de la promenade, comme on suit un satellite du doigt, comme on cherche les étoiles filantes en août. On se balade donc dans le ciel et ce qu’il nous envoie. On voit tout ce que l’humain est capable d’apprendre et de chercher à travers une pluie de cailloux. De la science pour savoir d’où il vient et pourquoi le hasard a voulu de lui. Des contes pour décrypter le message du ciel crachant du feu. L’univers laisse des coups de gomme derrière ses coups de crayons.

Si vous souhaitez savoir jusqu’où un homme peut vous aimer, regardez jusqu’où l’on peut apprendre en regardant un météorite. Sa couleur et sa forme permettent de les trouver en cherchant au hasard dans le désert. Sa trajectoire permet d’imaginer une colère divine à son origine. Sa matière permet d’en savoir l’âge, et celui-ci d’avoir des nouvelles de notre galaxie d’il y a plusieurs milliards d’années. Tout cela en un fil de lumière qui tombe du ciel pour le plus souvent disparaître. Tout cela à partir d’une démarche fugace croisée en une seconde d’inattention, qui laisse rêver et qui, le plus souvent, s’oublie, et parfois fait naître la passion.

Recommended Posts

Leave a Comment