Depuis toute petite, ch’uis pas matheuse. Mais là, cette démonstration niveau Brevet des collèges, doit nous hanter toutes les fois qu’on lorgne un mille-feuille ou une barquette de frites.

Soit un cylindre d’1m50 de hauteur et 14 cm de rayon, pesant 50 Kg. Sa matière importe peu, et vous pouvez imaginer un tas de viandes maigres recouvert d’une peau de pêche.

Note : j’ai choisi 14 cm, car c’est à peu près le rayon moyen d’un 90 cm de tour de poitrine (ou tour de taille). > fig.1

Sachant que quand je prends du poids, je grossis (car la prise de poids n’est pas la transformation des tissus organiques en plomb)…

Si ce cylindre grossi de 2% de son poids toutes les semaines, cela équivaut à 1Kg la première semaine et de 0,15 cm de rayon. >fig.2< À l’œil nu, ça ne se voit pas.

Mais si cela continue, alors, d’après la science mère que sont les mathématiques, cela équivaut à +5 Kg en 1 mois et +20 Kg en moins de 6 mois. >fig.3

Et le pis, ce n’est pas le regard moqueur de la balance, c’est l’obligation de refaire sa garde-robe ou de ne vivre qu’en survêtement à élastique tendu, car en 6 mois on prend près de 25 cm de tour de hanche. >fig.4< Et comme de bien évidemment, le tas de viande est maintenant recouvert d’une peau d’orange.

La représentation graphique de l’évolution du poids comparée à celle de l’évolution du périmètre nous montre que plus on s’élargit, moins ça se voit, donc moins on se rend compte qu’on continue de grossir. >fig.5

Ainsi, alors que la balance nous annonce de bonnes nouvelles en début de période de régime (c’est là que je voulais en venir, c’est le retour des vacances), ça ne se voit pas toujours. Par contre le moindre écart est sévèrement sanctionné par une reprise de taille directement déprimante.

Conclusion :

Théorème 1 : c’est facile de prendre du poids car ça ne se voit pas proportionnellement.

Théorème 2 : c’est difficile d’en perdre.

CQFD

Par Bénédicte

Recommended Posts