30 ans après la disparition de Yolanda Cristina Gigliotti, alias Dalida, une exposition parisienne rend hommage à la diva Egyptienne, en mettant en scène, au Palais Galliera, du 27 avril au 13 août 2017, sa garde-robe.

Quand on dit « Je t’aime »

On veut dire « Aime-moi »

Au-delà de ses chansons au succès planétaire, Dalida incarne la féminité dans toute sa splendeur. Jersey, organza, crêpe, mousseline de soie, satin, crépon, Dalida aimait la mode. Silhouette parfaite, élégance, sensualité, sa beauté était sublimée par une garde robe hors-norme. Tenues de scène comme de ville, signées par de grands couturiers, plus de 200 pièces dont 110 robes précieusement conservées, ont été offertes  l’an dernier, par son frère Orlando, au Palais de la Mode. L’artiste était habillée par les plus grands à la ville comme à la scène, en haute couture ou en prêt-à-porter. Ces secondes peaux qui cachaient son profond mal-être, tissent le fil de sa biographie.

Les fans de la chanteuse, première femme disque d’or, pourront admirer ses tenues hippies ou classiques. Organisée en trois chapitres, chaque robe exposée témoigne d’une page secrète ou marquante de son histoire.

exposition-dalida-une-garde-robe-de-la-ville-a-la-scene-palais-galliera-paris - ô magL’exposition s’ouvre sur une robe bustier de velours, style Hollywood, créée par son compatriote égyptien, Jean Dessès en 1958 pour son premier récital en tête d’affiche à Bobino. Cette « robe-étalon », couleur rideau de scène, la chanteuse à la taille de guêpe, la portera de nouveau vingt ans plus tard, lors de la première de son spectacle à l’Olympia. S’ensuivent des robes corolles de Jacques Estérel, d’autres plus ajustées de Carven style New Look des années 50. Au fur et à mesure de son succès grandissant, les robes s’allongent pour ériger la chanteuse au rang de vedette. Elles deviennent sophistiquées telle la « ziberline » de soie satin, ivoire de Pierre Balmain, les pièces de Loris Azzaro, ou encore les costumes noirs, coupés d’Yves-Saint-Laurent.

« Etre sensuelle, c’est une manière de s’habiller, de se comporter » explique Paule Cornille dans l’officiel de la Mode en 1976. Pour Dalida, « Une femme qui vit à fond sa féminité est par là même l’égale des hommes« .

Au centre du pavillon, au son de ses plus grands tubes, les robes de scène de Michel Fresnay brillent sur des podiums en forme de disques d’or, symbole des artifices du music-hall et de sa période disco. Pour vous accompagner tout au long de cette exposition, une application est disponible pour compléter le contenu déjà très riche de votre visite.

Si je connais la musique, son visage noir et blanc à la beauté angevine et son incroyable destinée mille fois ressassée, je n’ai pas en tête d’images de ses performances télévisées. Cette exposition grâce à l’INA, vient rebattre les souvenirs des shows du samedi soir et les looks improbables de ces émissions du passé. Le temps d’une promenade, je redeviens l’enfant ébahi devant cette femme mûre que je rêvais un jour de devenir et m’imagine sous les projecteurs, porter une robe fourreau de Balmain.

Et vous quelle robe auriez-vous rêvé de porter pour afficher pleinement votre féminité?

DALIDA, UNE GARDE-ROBE DE LA VILLE À LA SCÈNE

Palais Galliera, musée de la mode, 10, avenue Pierre-Ier-de-Serbie (75 016). Jusqu’au 13 août. Renseignements : www.palaisgalliera.paris.fr

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