Manger des algues… N’ai pas la prétention de savoir d’avance ce que peux raconter un article qui te dit de manger des algues. Ne fais pas ta Descartes. Lis d’abord.

Oh je te vois lectrice ! Tu te pinces le nez en hurlant pour toi-même : « Au secours ! Encore un discours sur les imbrications systémiques entre ce que je mange et le sauvetage de la planète. Dois-je encore perdre des précieuses minutes de jeunesse à lire qu’il faut prendre l’habitude de manger des algues parce que demain nous n’aurons plus rien d’autre à manger ? »

Oh ma grande, tu sais bien que moi aussi je casse mon talon trop souvent à force de me retourner lorsque je croise un blondinet de moins de 55 kg tenter de me donner des leçons de bio-politesse, plein de bonnes intentions humiliantes et pas intéressantes, accroché d’un badge d’ONG, devant un parasol flashy, encombrant la sortie du Citadium.

Revenons aux algues. Déjà ça se mange. Texture marine, goût iodé, plaisirs encore assez inhabituel. Il n’y a pas de raison de passer à côté d’une source de plaisir nouvelle. Et le plaisir, il faut que ça change irrégulièrement, sinon à l’habitude suit l’insensibilité.

Alors, en cas de pot de départ, ou de réunion de voisinage, ou d’accueils de cousins encombrants, pour épater vos collègues à l’apéro (commentaire de l’auteur : n’invitez jamais vos collègues chez vous), ou pour épater vos copines lors d’un brunch parigo, ou pour surprendre votre amoureux lors de votre premier dîner at home, ou réveiller tout le monde en fin de soirée, à l’aube, à la place de la soupe à l’oignon gratinée, ou pour changer de goûts, ou pour faire l’amour comme Maître Yoda, ou pour accompagner le champagne, ou pour casser une croûte en rentrant de la salle alors que vous pensez sérieusement à un régime, ou… Ayez toujours un truc aux algues dans votre frigo.

Un truc aux algues dans le frigo déjà ça fait sérieuse, ensuite ça change, enfin c’est gourmet.

Par Bénédicte

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