Coupure dynamisante en semaine, le Iyashi Dôme (ou sauna par infrarouge pour les pânipponnisants) permet de déstresser en profondeur, par le repos et par la sudation. À ce qu’on dit mes cellules en sont revitalisées ; à ce que je constate, c’est une sensation de reprendre mon corps.

Dans une inspiration, j’ouvre les yeux. Je me suis assoupie… Non, je dormais. Et me voilà réveillée, dans un tube télescopique, un peu comme ceux de 2001 L’Odyssée de l’Espace, lui-même dans une belle cave parisienne, assainie et décorée Fen Shui. Lumière douce, calme ambiant. J’ai chaud. Je suis détendue par la chaleur, les pores ouverts, et les rushs de la modernité s’évacuant dans ma sueur coulante.

Instinct de survie : la modernité subvient à la modernité. L’hyperactivité de chacun, l’hyperconcentration de tous, l’over-pollution globale, et mon envie de ne pas en crever. Mon désir de tout faire, de tout voir, de briller, de conquérir, sans cancer, sans vieillir, sans arthrose, sans même de courbature. Le monde m’appelle à le construire et le détruire, mais je ne veux pas être moi victime de toute mon énergie gaspillée et rentabilisée. Le Iyashi Dôme rétablit l’harmonie de mon tout.

Je sue, je sue encore. Les rayons infrarouges me font-ils du bien ? Ils me font chaud. Mes cellules sont-elles réactivées ? Du moins elles savent que je m’occupe d’elles, en étant là, immobile, calme, reposée, inactive, inefficiente, non rentable, anti-moderne. C’est un moment de vie vide pour le PIB ; c’est un moment de vide pour moi, au cœur de Paris.

Plus tard je reviendrai au Centre Élément pour du pilate, pour du yoga, pour boire de l’eau, pour respirer des forêts, spot de détox intra-muros, espoir technologique anti-âge et minceur, espace clean beauté,… tous ces mots qui font rêver les femmes (genre working girl qui digère encore son 3e tiers).

Le coiffeur et l’esthéticienne ne suffisent plus pour avoir un moment à moi. Les cactus à proximité des ordinateurs ne suffisent plus à m’apporter un coin de vérité dans un univers virtuel. Quelques fois, cet endroit sans séduction est mon heure de vide pour un break sur le monde après lequel je cours.

Réponse moderne à la pollution de nos vies : j’ai sereinement la fièvre, je sue.

Par Bénédicte

www.lecentre-element.com

www.iyashidome.com

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