Vous croyiez connaître Barbie, son sourire amical, son élégance de tout âge, son chien creux et son Ken aussi creux. Détrompez-vous, Alors que vous avez régimé toute votre adolescence pour avoir ses mensurations impossibles, nous vous dévoilons aujourd’hui la dark side of Barbie.

Barbie a une vie secrète, une vie BDSM. Nos photos le prouvent.

Vous pensiez que Barbie n’était qu’une petite bourge, sportive, reine de tous les bals chez les ambassadeurs, amis des animaux et de la cuisine en camping ? C’est sans doute vrai. Bien que nous n’ayons pas vérifié, nous pouvons croire que cette vie somme toute très ordinaire est sans doute vraie. Mais, comme beaucoup de p’tites bourges qui se donnent des airs coincés en public, qui vous regardent de travers si vous débarquez avec un chignon pas peigné, et qui vous snobe si elle vous surprend vous curer le nez dans les WC au lieu de vous le repoudrer, c’est en réalité une sainte-nitouche, et elle, elle l’est au niveau XXXL. Photo à l’appui, Barbie pratique le BDSM, de façon variée, riche, complète, et même exemplaire.

Même en soirée glauque BDSM, Barbie reste classe, belle, improbable, réaliste, projection du moi parfait des petites filles. Adepte du Kimbaku, elle se sent prise en s’envolant dans les airs ; praticienne du fouet ou attachée sur une chaise, elle se sait incarnée dans un corps qui vit ; déféquant du lait à quatre pattes ou brutalement percutée à haute fréquence, elle transforme en plaisirs sexuels d’encombrantes sensations. Barbie s’habille de cuir, de lanières et de masques. Barbie torture et aime être scarifiée. Barbie aime son corps, mais elle veut aussi qu’il reste le sien. Le plus merveilleux dans tout cela est que Barbie garde son sourire. Ce sourire symétrique, bien denté, mignon à souhait, aux lèvres fines et marquées, aux yeux brillants et aux joues creusées. Au niveau de douleur BDSM qu’elle subit, nous devinons que ce sourire n’est pas artificiel : elle ne pourrait le garder s’il l’était. Barbie ne sourit pas parce qu’elle est gentille, ni pour être belle ; Barbie sourit parce qu’au troisième sous-sol crado d’une soirée underground sans réseau ni papier, elle est heureuse. Barbie nous dit que l’on peut être bien à pratiquer le BDSM, au moins, autant qu’à faire du cheval, un BBQ avec Ken ou du shopping avec Steffie et Tracy. Barbie nous dit que c’est normal : sans doute intime, un peu tabou aussi, mais le BDSM est normal.

Ceux qui ne me croient pas, celles qui veulent voir, alors vous avez l’été pour aller et retourner régulièrement au Studio Françoise, et y visiter et y retourner visiter l’expo Dolls of Rings. La plasticienne Ally of Rings y expose ses œuvres de Barbie BDSM, les preuves que le bonheur féminin n’est pas que dans la maison rose, le scooter rose et le cheval blanc, mais aussi dans la douleur sexuelle.

Par Bénédicte

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